Communiqués de Presse

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Communiqué du 14/05/2019

Lorient Agglomération a présenté un projet de modifications importantes de l’étang du Ter bordé par les 3 communes de Lorient, Larmor-Plage et Ploemeur.  Les travaux sont prévus l’année prochaine mais les conséquences du projet ont été à peine dévoilées.
De nombreux usagers regrettent d’avoir été informés partiellement et souhaitent plus de transparence.

Des conséquences du projet très peu évoquées

Si le projet ou les aspects techniques ont été largement explicités, les conséquences du projet pour les usagers et l’écosystème n’ont pas été développées. Le cabinet d’étude qui a présenté le projet en réunion publique a indiqué qu’il « n’avait pas été missionné pour étudier les conséquences sur l’écosystème » qui sera détruit notamment, d’où la surprise, l’incompréhension, voire parfois la colère des usagers lorsqu’ils découvrent la réalité des conséquences sur le site naturel le plus fréquenté de l’Agglomération :

 

La réalité sur les conséquences : Des animaux protégés vont mourir

Destruction de la faune et de la flore d’eau douce dont des espèces protégées, odeurs nauséabondes voire toxiques liées aux algues vertes, incohérence des traitements sur Lorient et sur Ploemeur…

 

Si l’Agglomération s’est exprimée, évoquant des contraintes et délais de l’autorité administrative, les 200 000 usagers annuels des étangs du Ter eux, n’ont jusqu’à présent, pas été consultés et n’ont pas eu la parole.
L’association E.A.U. du Ter (Ensemble, Amis, Usagers du Ter) s’est constituée le 12 mai 2019 avec pour vocation de porter la voix de ces 200 000 usagers dans la cohérence d’une gestion naturelle du Ter. Déjà plus de 200 personnes ont rejoint l’association en deux mois.

L’association s’est renseignée auprès de Lorient Agglomération et auprès de la Mairie de Ploemeur. Cependant de nombreuses incohérences persistent sur le projet.

Des incohérences dans le projet qui ne prennent pas en compte les 200 000 usagers annuels du Ter

La digue entre les deux étangs du Ter possède aujourd’hui une vanne et une passe à anguille que Lorient Agglomération veut enlever alors qu’une vanne et une passe à anguille vont être rénovées et installées sur la digue de Kermelo. Lorient agglomération justifie ce traitement incohérent en indiquant que cela leur a été imposé par une autorité administrative.

 

Les usagers s’étonnent que la loi ne soit pas appliquée de la même façon pour Lorient et pour Ploemeur.

Si la volonté de la Ville de Lorient de préserver l’activité de sa base nautique sur l’étang de Kermelo a été intégrée au projet, on pourrait penser que la même importance serait accordée pour les autres activités d’un nombre beaucoup plus grand d’usagers autour des plans d’eau.

Suppression d'un écosystème 

Par ailleurs, les conséquences du projet sur l’écosystème ont été décrites par l’euphémisme de « modification de la faune ».

Le public est alors étonné de comprendre la réalité : Soyons clair, enlever la vanne, s'est vider l'eau douce, donc éradiquer les écosystèmes d’eau douce du Ter (la faune et la flore d’eau douce dont de nombreuses espèces protégées disparaitront).

Des résultats qui ne sont qu'espérés

Lorient Agglomération explique que c’est dans l’espoir de faire couler un peu de vase des étangs du Ter vers Kernével devant la base des sous-marins pourtant déjà bien envasée. L’effet n’est qu’espéré. Le cabinet d’études du projet a indiqué qu’il n’avait pas étudié l’effet sur le dés-envasement. Aucun exemple probant dans d’autres villes n’a non plus été fourni.

Algues vertes et pourrissement

Autre conséquence : Le projet actuel prévoit de vider les étangs 2 fois par mois. Le cabinet d’étude a précisé en réunion publique que cela engendrerait une mise à l’air libre de la vase 8 à 10 jours par mois dans l’étang du haut (St Mathurin) :  4 à 5 jours en continu, deux fois par mois (Temps estimé par le cabinet d'étude pour vider complètement l'étang puis le remplir à nouveau). Avec dans ce cas, une forte probabilité de pourrissement d’algues vertes comme cela a été constaté par le passé sur cet étang (voir l'article de presse). Ce pourrissement crée des gaz toxiques que l’on sent sur certaines plages pourtant ventées. Ici, ils ne peuvent que s’accumuler dans la cuvette de l’étang du Ter de St Mathurin situé au fond d’un vallon. L’accumulation de ces gaz toxiques devrait rendre les promenades et l’usage du Ter bien inconfortables sinon impossibles à certaines périodes.

 

Avec les usagers du Ter, nous demandons à Lorient Agglomération de fournir en toute transparence plus d’explications sous forme d’une étude réelle d’impact avant de supprimer un écosystème et d’imposer de nombreux désagréments aux 200 000 usagers annuels du Ter.


Nous restons confiants sur la capacité de Lorient Agglomération à mettre en place la continuité écologique par des mesures plus harmonieuses entre l'eau, la faune et les usagers qui n’ont pas été intégrés dans le compromis actuel.